Gardons le souffle de la proclamation et du courage !

Publié le par Paroisse Leguevin

Gardons le souffle de la proclamation et du courage !

ANNEE B. 01er Dimanche de l’Avent. Léguevin. 29 Novembre 2020

Période de déconfinement

 

Avec l’Avent, nous entrons dans la nouvelle année liturgique. Le violet, couleur liturgique de l’Avent, n’est pas ici signe de tristesse ou de pénitence mais symbole de notre attente : il s’agit de préparer nos cœurs à rencontrer le Sauveur, dans la joie ! Effectivement, c’est l’espérance qui nous met en chemin !

            Nous sommes toujours en train de regarder l’avenir. Le présent ne nous satisfait pas, car nous avons tous des difficultés, des soucis ou des épreuves. La période de pandémie que nous vivons en ce moment, ne nous porte guère à l’espérance. Mais nous vivons avec l’espoir de lendemains meilleurs et cet espoir s’exprime comme il peut. Nos cris sont parfois maladroits, mais c’est l’espoir qui fait vivre !

            En toute période, nous avons des désirs, des projets, pour le travail, la vie de famille, l’avenir des jeunes, les loisirs. Cela peut nous empêcher d’apprécier les bons côtés du moment, d’apprécier le présent à sa juste valeur. Comme nous le demande le Mouvement Pax Christi, « gardons le souffle de la proclamation et du courage ! »

            Le mois prochain la fête de Noël revient. Nous allons nous y préparer pendant un mois. Elle va nous aider à fonder notre espoir de lendemains plus heureux. Elle va nous aider à découvrir  un peu mieux le projet de Dieu, mieux découvrir le Visage de Dieu qui nous veut « Heureux ». Alors pourquoi cette plainte du prophète Isaïe disant « Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ? » - « Reviens, nous sommes tous l’ouvrage de ta main ! » Nous nous retrouvons dans les cris de ce prophète qui ne demande pas à Dieu de refaire le monde, mais de changer le cœur des hommes pour qu’ils puissent le construire autrement, dans le bon sens.

 

            Mais bien souvent, notre expérience humaine semble nous dire que Dieu est absent. La Bible est remplie des cris humains tels que « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Oui n’entendons-nous pas souvent : « Si Dieu est si bon, pourquoi cette souffrance autour de nous, pourquoi ces épidémies de virus et de Covid !... Si Dieu est si puissant, pourquoi n’intervient-il pas pour faire disparaître toutes nos occasions de divisions, d’affrontements, de dissensions concernant le ‘droit à la messe’ ! » Ne tombons pas dans le désespoir de l’accablé, mais soyons conscients que « la main de Dieu soutient son protégé, qu’il le fait vivre et lui donne la force d’invoquer son nom ! » (Psaume 79)

            Avec Saint Paul et les chrétiens de Corinthe, « ne cessons de rendre grâce à Dieu  … pour avoir tenu fermement jusqu’au bout » dans la foi et l’espérance. Comme nous le rappelle le Pape François faisant allusion à Benoît XVI, « même un temps présent pénible - tel que l’épidémie actuelle – peut être vécu et accepté s’il conduit vers un terme et si nous pouvons être sûrs de ce terme, si ce terme est si grand qu’il peut justifier les efforts du chemin ».

 

            Mais attention, ne nous trompons pas de cible : ce que le Seigneur attend de nous, c’est de l’accueillir non seulement dans son Eucharistie, mais aussi dans ceux qui ne peuvent s’en approcher : les malades, les personnes âgées parfois en maison de retraite, les handicapés, les divorcés remariés… Le Seigneur n’est-il pas présent aussi dans les familles, les couples, les fiancés dans l’attente de se retrouver joyeusement… dans tous ceux qui doivent définitivement fermer la porte de leur entreprise ou commerce… dans le personnel soignant… Tous ont droit à notre prière pour qu’ils gardent – même sans eucharistie – « l’espérance qui est la vertu qui nous met en chemin, qui nous donne des ailes pour aller de l’avant, même quand les obstacles semblent insurmontables. » (Benoît XVI, Lett. enc. Spe salvi N°1)

 

                Nous avons entendu le mot du Christ dans l’évangile : « Veillez ! » Se mettre à veiller est tout un programme et nous n’avons pas trop de ces quatre semaines, pour nous inscrire dans l’œuvre d’incarnation ! Noël est à ce prix !

            Oui, accueillons ce temps de l’Avent comme le premier cadeau de Noël : un temps pour veiller et prier, un temps pour rencontrer le Christ dans le plus petit, le plus faible…pour annoncer à temps et à contretemps celui vient, celui que nous attendons jusqu’à ce qu’il vienne… bref accueillons le temps de l’espérance, cette « vertu qui met en chemin et qui donne des ailes »  (dixit le pape François)

Publié dans Mot Père Philippe

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article