Baptême fête du Commencement !

Publié le par Paroisse Leguevin

Baptême fête du Commencement !

ANNEE B.  BAPTEME DE JESUS. Léguevin 09 & 10 Janvier 2021.

Le baptême de Jésus est un commencement. Jésus se lance dans sa mission. Il va appeler ses disciples. On va l’écouter, le suivre, l’aimer ou le critiquer. Jésus va guérir des malades, ouvrir les yeux des aveugles et faire comprendre le royaume de Dieu.

            Mais pourquoi Jésus qui est Fils de Dieu avait-il besoin de ce rite de purification proposé par Jean ? Tout simplement d’abord pour bien montrer qu’il fait partie de la grande famille humaine. Mais aussi et surtout pour que la foule présente puisse découvrir ce qu’il est réellement : « le Fils bien-aimé en qui Dieu trouve sa joie. »

            En cette phrase, nous avons la révélation de l’identité de Jésus. Il est non seulement le fils de Marie et de Joseph « venant de Nazareth, ville de Galilée », mais il est aussi le Fils bien-aimé de Dieu dont il reçoit tout et à qui il donne tout. Il est celui « qui est plus fort que Jean le Baptiste qui n’est pas digne de s’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. »

 

            Mon baptême est, lui aussi, un commencement. Dieu m’aime et m’appelle par mon prénom. Et comme à Jésus, Dieu me dit : « Tu es mon Fils bien-aimé, ma Fille bien-aimée. »

            Aujourd’hui nous-mêmes, par notre baptême, nous entrons dans la famille de ceux qui savent qu’ils sont aimés de Dieu… alors que, bien souvent, les non-baptisés ne savent pas qu’ils sont, eux aussi, aimés de Dieu. Plongés dans l’eau, nous en ressortons fils ou filles de Dieu, accueillis et consacrés par le Père.

            Mais notre consécration par Dieu lui-même n’est pas un « talisman », ni un passeport, ni une police d’assurances pour l’au-delà après notre mort. Le baptême n’est pas non plus un événement que l’on fête au champagne… un souvenir-photo que l’on conserve précieusement dans un album. 

            Non ! Le baptême est essentiellement la rencontre d’une personne : le Christ… une alliance nouée avec lui, des noces célébrées dans la joie, une fidélité promise et une vie commune. Le baptême n’est pas le fait ou la fête d’une journée mais l’œuvre de toute une vie.

 

  • C’est donc chaque jour qu’il nous faut… cultiver la rencontre, nous laisser purifier des boues de notre orgueil, de notre égoïsme et de la poussière de nos vanités.
  • C’est chaque jour qu’il nous faut… nous débarrasser du bric-à-brac des idoles que nous fabriquons et que nous vénérons dans les médias de toutes sortes.
  • C’est chaque jour qu’il nous faut… nous exercer patiemment aux réflexes de l’Evangile et de ses vraies valeurs qui ont pour noms : Amour, Paix, Joie.
  • C’est chaque jour qu’il nous faut –selon le prophète Isaïe – « chercher le Seigneur tant qu’il se laisse trouver » à travers sa parole.
  • C’est chaque jour qu’il nous faut…  accepter « les commandements non comme des fardeaux », nous dit saint Jean mais comme une preuve d’amour donnée à Dieu.  

 

            Si le baptême est une rencontre avec le Christ, il est aussi une intégration à la grande famille du Peuple de Dieu. Nous portons tous le même nom de famille : celui de « Chrétien » donné à Antioche vers l’an 40 . Et dans cette famille, chacun a sa place et son rôle à tenir. Dans l’Eglise, il y a toutes sortes de services à assurer, toutes sortes de « ministères » à faire fructifier. Les prêtres et les diacres ont leur ministère propre qui a sa source dans l’ordination sacerdotale et diaconale. Mais tous les chrétiens ont aussi leurs ministères, leurs responsabilités propres qui découlent de leur baptême.

  • A chacun de nous de trouver ou de retrouver la place qu’il peut tenir dans la grande famille des enfants de Dieu
  • A chacun de nous d’aider l’autre à se sentir accueilli, aimé et membre à part entière de la grande famille des bien-aimés de Dieu.

 

            La fête de ce dimanche met fin aux fêtes de Noël. Nous entrons dans le temps dit « ordinaire », le temps de la fidélité, le temps de l’engagement et du service. Prenons la résolution de rendre notre communauté toujours plus vivante et plus accueillante. Et quand nous serons baignés au cœur du quotidien, comme Jésus dans l’eau du Jourdain, nous entendrons aussi une voix nous dire : « Tu es mon enfant bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

 

Publié dans Mot Père Philippe

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