Solidarité avec les malades

Publié le par Paroisse Leguevin

Solidarité avec les malades

ANNEE B. 05° Dimanche du Temps Ordinaire. Léguevin   Dimanche 07 février 2021

Journée de la santé.

 

Ce 7 février, l’Eglise de France célèbre le Dimanche de la santé. Une journée qui prend, avec la crise sanitaire, une couleur particulière. Parcourant les évangiles nous y découvrons une large place donnée à l’action de Jésus auprès des malades et aux guérisons qu’il a opérées.

            Ainsi, au sortir de la synagogue de Capharnaüm, Jésus est reçu dans la maison de Pierre et d’André. La belle-mère de l’apôtre Pierre, qui doit les accueillir, est alitée avec, nous dit l’évangile, une « fièvre » non identifiée mais sérieuse au point de condamner cette femme à l’immobilité provisoire. Attentionné, Jésus se rend chez elle, s’en approche, se fait proche d’elle et « il la saisit par la main ». N’est-ce pas là un geste fort de solidarité : prendre la main de quelqu’un. Il se fait en quelque sorte son compagnon de route sur son chemin de souffrance et d’isolement.

 

            Et cette compassion de Jésus auprès de malades se poursuit aujourd’hui à travers la générosité des soignants : médecins, infirmières, aides-soignants… à travers le travail admirable réalisé par tous ceux et toutes celles qui visitent et accompagnent les malades, à domicile ou dans les hôpitaux ou les EHPAD…

            Toutes ces personnes choisissent parfois les petites victoires, l’espoir, le partage, la proximité. Elles retrouvent les gestes qui sauvent, le courage de transformer en autonomie ce qui est grignoté sur la dépendance. Elles interviennent pour permettre à beaucoup de s’en sortir, pour éviter la déchéance ou la détresse.

            Comme le Seigneur Jésus, toutes ces personnes prennent « par la main » leurs frères et sœurs souffrants. Ces gens au cœur rempli d’amour ne sont pas en mesure de guérir, mais ils font des «miracles » de tendresse humaine.

 

Si pour Jésus il est important d’être solidaire de ceux qui souffrent,

il est aussi important de leur redonner une place et un rôle dans la communauté.

 

            La caractéristique fréquente des guérisons évangéliques, c’est que Jésus veut réintégrer celui ou celle qui était malade dans sa vie, dans son milieu et son activité. Ce fait est particulièrement sensible dans les guérisons de lépreux que leur état contagieux condamnait au bannissement hors de leurs villages. Ici, la belle-mère de Simon est remise debout, réintégrée dans son rôle familial : Jésus « la fit lever…  et elle les servait ».

 

            C’est vrai que bien souvent, la personne âgée, malade se sent « hors la vie » qui bourdonne autour d’elle. Elle a le sentiment d’une mise à l’écart. Alitée, en position horizontale durant la journée, elle est « déphasée » par rapport aux actifs en position verticale ! Son immobilité relative ou complète la met en décalage total avec l’agitation de son entourage au point parfois de s’écrier : « Mais à quoi je sers ? »

            Dans nos rencontres avec les malades, nous devons être conscients de cette souffrance, quand nous leur faisons part de nos activités et nos projets. Comment leur faire percevoir que, même diminués physiquement et psychologiquement, ils gardent une place et un rôle près de nous ?

            C’est, à Léguevin, le but recherché par Présence Fraternelle qui lors des visites régulières, apportent des nouvelles de la communauté par le biais du Journal paroissial du Courbet, par des objets en pâte à sel réalisés par les enfants de l’Eveil à la foi, par l’album regroupant les photos des différentes crèches familiales rassemblées dans la crèche paroissiale…   

 

            Certes s’il n’est pas de notre pouvoir de guérir les malades comme le Seigneur, nous avons à accueillir ce qu’ils nous apportent par leur courage, leur affection intacte, le partage de ce qu’ils vivent et leur rencontre de Dieu parfois. Notre prière pour leur guérison ne peut-elle pas prendre appui sur leur capacité à pouvoir être toujours au service des autres. Ne pouvons-nous pas confier à nos malades le service de la Prière : « prier pour ceux qui ne peuvent pas, qui ne veulent pas ou qui ne savent pas prier ». Ne peuvent-ils pas constituer un « sac de prières » où il sera bon parfois de puiser lorsque nous sommes débordés et n’avons plus le temps de prier nous-mêmes.

 

Auprès des malades, soyons les témoins de la tendresse de Dieu

qui, en son Fils, s’est fait solidaire de ceux qui souffrent !

Publié dans Mot Père Philippe

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